Parmi tous les biais cognitifs qui facilitent la propagation de la désinformation, le biais de confirmation occupe une place particulière : il nous pousse à accorder plus facilement crédit aux informations qui confirment ce que nous pensions déjà.
Un mécanisme mental économe en énergie
Face à la masse d’informations à traiter chaque jour, notre cerveau privilégie les raccourcis qui demandent le moins d’effort cognitif. Accepter une information conforme à nos convictions préexistantes en est un : elle ne nécessite ni remise en question, ni vérification approfondie.
Un biais renforcé par les environnements numériques
Les algorithmes de recommandation, en nous exposant davantage à des contenus proches de nos préférences passées, amplifient mécaniquement ce biais naturel, créant un cercle où nos croyances initiales se trouvent de plus en plus rarement contredites.
