Les deepfakes, ces vidéos ou images générées ou modifiées par intelligence artificielle, ont longtemps relevé du gadget technologique avant de devenir un outil de désinformation à part entière, difficile à détecter à l’œil nu.
Une technologie devenue accessible à tous
Il y a encore quelques années, produire un deepfake crédible exigeait des compétences techniques pointues et une puissance de calcul importante. Aujourd’hui, des applications grand public permettent de générer en quelques minutes une vidéo où un visage ou une voix sont substitués à d’autres, rendant la fabrication de faux contenus accessible au plus grand nombre.
Des indices encore détectables, mais de moins en moins
Clignements d’yeux irréguliers, éclairages incohérents, synchronisation labiale imparfaite : ces signaux, longtemps utiles pour repérer un deepfake, deviennent de plus en plus rares à mesure que les modèles génératifs progressent. Les chercheurs en détection automatique doivent constamment adapter leurs outils à cette course technologique, sans certitude de garder l’avantage.